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“Pierrot Lunaire” : un chef-d’œuvre aux possibilités infinies. Entretien avec Salomé Haller, mezzo-soprano. EntretienLes 11 et 12 mai, à la Philharmonie de Paris, l’EIC retrouve le grand chorégraphe et danseur japonais Saburo Teshigawara pour un spectacle chorégraphique autour de deux chefs-d’œuvre de la Seconde École de Vienne : la "Suite Lyrique" d’Alban Berg et le "Pierrot Lunaire" d’Arnold Schönberg. Pour ce dernier, les solistes seront en compagnie d’une complice de longue date, la mezzo-soprano Salomé Haller, qui nous avoue ici son amour immodéré pour cette partition révolutionnaire.
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Saburo Teshigawara : corps résonnants. PortraitCultivant depuis 35 ans un art du mouvement sophistiqué et vibrant, à la pointe de la création chorégraphique, le danseur et chorégraphe japonais Saburo Teshigawara devait présenter cette saison un Pierrot lunaire singulièrement revisité avec l’Ensemble intercontemporain les 13 et 14 mai à la Philharmonie de Paris. L'actualité en aura décider autrement mais, avec ce portrait, nous vous invitons à découvrir un créateur unique, véritable sculpteur d’une danse de l’âme, épurée et épique.
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Arnold Schönberg : “Pierrot lunaire”. ÉclairageLe Pierrot lunaire est sans doute l’œuvre la plus célèbre d'Arnold Schönberg. Stravinski en disait : « la puissance réelle de Pierrot (…) me dépassait alors, comme elle nous dépassait tous à cette époque ». Laure Gauthier fait l’analyse de ce chef-d'œuvre de la musique du vingtième siècle qui sera interprété par la soprano Salomé Haller, entouré des solistes de l'Ensemble, le mardi 9 avril 2013 à la Cité de la musique.
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Le monodrame, ou la contradiction faite forme Grand AngleL’écriture pour voix seule ne date pas du xxe siècle mais jamais auparavant la solitude de ces voix n’avait semblé aussi grande et aussi peuplée de souvenirs, de spectres et d’affects. La psyché devenait un monde à explorer, plein de détours et de secrets et la musique une expédition dans les labyrinthes du sentiment. Ces voix solitaires reviennent dans nombre d’œuvres contemporaines que l’Ensemble intercontemporain interprétera cette saison.Marie Gil retrace l’histoire de ces voix dans ce Grand Angle sur le Monodrame.
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Entretien avec Susan Graham, mezzo-soprano EntretienEn ce début d’année, l’Ensemble intercontemporain accueille une invitée de marque, Susan Graham, pour une tournée du 11 au 16 janvier qui passera par Amsterdam, Paris et Anvers. La célèbre mezzo-soprano chantera les Lieder eines fahrenden Gesellen de Gustav Mahler et le Lied der Waldtaube d’Arnold Schönberg. Elle nous livre ses impressions et réflexions sur ce programme hanté par l’héritage wagnérien.
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Arnold Schönberg : Symphonie de chambre n°1 , opus 9 ÉclairageLes années 1905 à 1908 constituent une charnière dans l’œuvre d’Arnold Schönberg. Après avoir composé des œuvres orchestrales amples le compositeur fait appel à des formations plus réduites comme le Quatuor à cordes n°1, op. 7 (1905) ou la Symphonie de chambre n°1, op. 9 (1906) qui contiennent en germe le renouveau « atonal ». La Symphonie de chambre sera interprétée par l’Ensemble intercontemporain le 1er novembre 2013 dans le cadre du Wagner Geneva Festival.
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Arnold Schönberg : Suite opus 29 ÉclairageAprès avoir composé dans les années 1910 des œuvres atonales très brèves, Arnold Schönberg met au point, au début des années 1920, la technique de composition dodécaphonique qui lui permet à la fois de renoncer au centre de gravité de la tonalité et d’organiser le matériau sonore en lui conférant une unité organique.
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Pierrot lunaire, par François-Xavier Roth, chef d’orchestre Éclairage -
La "formation Pierrot" Éclairage
La date du 16 octobre 1912, qui vit à Berlin la création de Pierrot lunaire, restera sans doute l’une de celles qui auront marqué le XXe siècle – de celles qui, parmi d’autres, l’auront inauguré. Parce qu’en dehors de l’extrême qualité de la composition, Schoenberg y a posé quelques problèmes esthétiques majeurs, récurrents tout au long des décennies qui suivirent.
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Le Pierrot lunaire de Schönberg Éclairage
Le Pierrot lunaire est-il toujours d’actualité ? A considérer les formations instrumentales actuelles, majoritairement fondées sur le même principe de répartition des rôles que le « Pierrot », la réponse ne fait pas de doute. Après les torrents du romantisme, Schoenberg fut en effet l’un des premiers à repenser l’effectif des ensembles, en confiant un rôle soliste à chacun des interprètes. De ce principe, Pierre Boulez allait s’inspirer en 1955 dans Le Marteau sans maître, sur des textes de René Char, mais également dans la constitution de l’Ensemble intercontemporain, en 1977. Il était intéressant de confronter notre analyse d’aujourd’hui avec la réaction de l’époque, pour tenter de saisir ce qui pouvait étonner les contemporains de Schoenberg. A l’évidence, ce n’est pas tant la veine littéraire, théâtrale et la référence au Berlin des années vingt qui marqua les critiques les plus avisés, mais d’emblée l’audace et la formidable créativité de Schoenberg.