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Retour sur 2015-16. Victor Hanna, percussionniste : « reconsidérer l’investissement du musicien ». EntretienUne saison s’achève, une autre s’annonce. Quelques solistes partagent avec nous leurs expériences les plus marquantes en 2015-16. Entretien en forme de petit bilan avec avec l’un de nos trois percussionnistes : Victor Hanna.
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Karlheinz Stockhausen : Gruppen ÉclairageAu cours d’une conversation en 1959 avec son fidèle ami et collaborateur, le chef d’orchestre Robert Craft, Igor Stravinsky fut questionné sur « l’œuvre de musique nouvelle qui l’avait le plus intéressé au cours de la dernière année ». Le vieux maître répondit alors : « Gruppen de Stockhausen. Le titre est exact : la musique consiste vraiment en groupes, et chaque groupe est admirablement composé selon le volume, l’instrumentation, les formules rythmiques, la tessiture, les nuances, les différentes sortes d’aigus et de grave prévus ».
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Troubles dans le genre musical Grand AngleQue cela concerne son format ou la manière de la « produire » et de la « composer », la révolution numérique a achevé de faire subir à la musique la mutation que le vingtième siècle, en marquant l’entrée dans une culture du « son », avait commencé à lui imprimer. Si les catégories institutionnelles perdurent encore bon an mal an, les murs des chapelles musicales se révèlent de plus en plus friables. Huit préludes en E mineur à une réflexion sur la musique « transgenre ».
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Les paradoxes de Momente Éclairage -
Conférence sur HU ÉclairageA l’occasion de la représentation exceptionnelle d’Inori le vendredi 10 février à la Cité de la musique, accents on line publie en exclusivité l'intégralité de la conférence sur HU (analyse musicale d'Inori) que Kathinka Pasveer, l'une des deux solistes de l'oeuvre, donna le 17 août 2003 à Kürten. Cette conférence est en anglais non sous-titrée.
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Inori : interview avec Karlheinz Stockhausen Entretien -
Stockhausen et les idiots électroniques Grand Angle
Karlheinz Stockhausen serait-il le précurseur visionnaire de la scène électronique actuelle, le père spirituel des performers et des DJ ? À l’occasion des concerts consacrés à quelques-unes des œuvres phares de la musique électronique naissante – Mikrophonie I, Mixtur, Kontakte –, données dans le cadre du festival « Villette Numérique », Bastien Gallet revient ici sur un mythe et part en quête des filiations, réelles ou fictives.
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Piano solo : Florent Boffard Portrait
Le pianiste Florent Boffard est l'un des solistes du cycle Stockhausen, à partir de mars 98 : Kontakte, Refrain, Gruppen, le Klavierstück VII… et le redouté Klavierstück X.
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Avec Karlheinz Stockhausen, le semeur de lumières Entretien
Dans le Surangama sutra, parmi les fragments de textes mis en lumière devant Bouddha, voilà ce qui est dit : « Vous, frères de cette grande assemblée, devez retourner votre audition interne, votre écoute, vers l'intérieur ; vous devez écouter le son parfaitement unifié, intrinsèque, de votre esprit »… Stockhausen évoque parfois ces textes, et sans doute font-ils partie de sa vie profonde. A Paris, lors de la création du Parlement du Monde, extrait du Mercredi de Lumière, il dit encore : « Tous les hommes du futur parleront en chantant. Vous pouvez penser que je suis fou, cela ne fait rien. Les artistes dirigeront le monde, eux qui connaissent les vibrations de la lumière. » La tête dans les galaxies, les pieds enracinés dans la planète Terre, Stockhausen séduit, inquiète. Il poursuit une utopie merveilleuse. Je suis allée le retrouver à Kürten, où il habite. Par un matin d'automne, un pâle soleil sur les bruyères, le silence profond. Il est arrivé, vêtu de blanc et d'orange, le regard illuminé, la voix grave, et le dialogue a repris aussitôt, comme auparavant à Royan, La Rochelle, ou Venise, sur le chemin des découvertes.
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"Pénétrer au-delà des limites de la pensée" (Stockhausen, 1988) Grand Angle
La première question que nous pose l'œuvre entier de Stockhausen est certainement celle de sa cohérence esthétique ; peut-on parler d'une directionnalité de la trajectoire ayant conduit de la rigueur tendue des premières pièces à la souplesse contemplative de celles qui continuent actuellement de s'accumuler dans le gigantesque travail sur l'opéra Licht? Peut-on percevoir l'homogénéité des préoccupations stylistiques et théoriques, entre ses grands textes des années 50-60 et les analyses actuelles de ses propres œuvres, faisant large place aux considérations psychologiques irriguées par un indiscutable mysticisme?