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[solo] Antoine Curé : trompette Portrait
« Le son transformé » : tel est le thème d’une série de concerts de musique de chambre mettant en évidence la volonté des compositeurs d’un retour à la prééminence du matériau sonore. Le programme du 18 mars, à l’Amphithéâtre de la Cité de la musique, est ainsi entièrement consacré aux cuivres. Antoine Curé y interprète une de ses œuvres-fétiches : Metallics, de Yan Maresz, pour trompette et électronique.
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Entretien avec Liza Lim Entretien
A l’occasion de l’exposition « La Voix du dragon »[i], qui rassemble des objets funéraires et des instruments chinois datant du cinquième siècle avant notre ère, l’Ensemble intercontemporain a commandé une œuvre à la jeune compositrice australienne Liza Lim. Dans Machine for Contacting the Dead, écrite pour un ensemble de vingt-sept instruments, elle interprète à sa manière l’héritage esthétique de la Chine ancienne.
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La "formation Pierrot" Éclairage
La date du 16 octobre 1912, qui vit à Berlin la création de Pierrot lunaire, restera sans doute l’une de celles qui auront marqué le XXe siècle – de celles qui, parmi d’autres, l’auront inauguré. Parce qu’en dehors de l’extrême qualité de la composition, Schoenberg y a posé quelques problèmes esthétiques majeurs, récurrents tout au long des décennies qui suivirent.
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Le Pierrot lunaire de Schönberg Éclairage
Le Pierrot lunaire est-il toujours d’actualité ? A considérer les formations instrumentales actuelles, majoritairement fondées sur le même principe de répartition des rôles que le « Pierrot », la réponse ne fait pas de doute. Après les torrents du romantisme, Schoenberg fut en effet l’un des premiers à repenser l’effectif des ensembles, en confiant un rôle soliste à chacun des interprètes. De ce principe, Pierre Boulez allait s’inspirer en 1955 dans Le Marteau sans maître, sur des textes de René Char, mais également dans la constitution de l’Ensemble intercontemporain, en 1977. Il était intéressant de confronter notre analyse d’aujourd’hui avec la réaction de l’époque, pour tenter de saisir ce qui pouvait étonner les contemporains de Schoenberg. A l’évidence, ce n’est pas tant la veine littéraire, théâtrale et la référence au Berlin des années vingt qui marqua les critiques les plus avisés, mais d’emblée l’audace et la formidable créativité de Schoenberg.